AI-JE TORT DE ME PLAINDRE
Machinalement je prends mon verre
Une plume, et la page de ma vie à l’envers
Pour relater et raconter mon histoire
Une histoire, que je n’ai jamais pu voir.
Je ne suis qu’un tout petit point
Egaré, mal placé dans un silo de foin
Goûte à goûte, mes larmes coulent dans le noir
Sans pitié, sans le minime espoir.
Je pleure mes bons souvenirs d’enfance
Je suis noyé dans une mer de souffrance
Sur cette vaste et monstrueuse terre
Pleine de malheur, de haine et de misère..
Je suis la proie du malheur
Et à chaude larme je pleure
Rien ne peut apaiser ma douleur
Ni soulager la peine de mon cœur
Longs sont mes jours et mes heures
Grande et pénible est ma douleur
Mes rêves sont devenus vapeur
Ma vie n’a plus de valeur
l’avenir me fait frémir de peur.
Je suis tel, je suis ce que je suis
Malheureux de jour comme de nuit
C’est ma vie, je m’en fou du monde entier.
Loin du non sens et de la civilisation
De toute psychose et de la modernisation
Je suis ce petit poète sur un rocher assis
Pauvre, n’ayant pour mâcher que du pain rassis.
Eclaboussés, tachés sont mes vêtements
Je vis ainsi, une vie sans embêtements
Loin des égoïstes et des visages hypocrites
Devant mes méditations, les mots s’effritent
Et laissent l’espace à un silence pacifiste.
Sans avoir peur des drames et des revers
Je me laisse transporter par mes désirs
Vers des lieux inexplorés, vers le délire
Vers des îles énigmatiques, et ne jamais revenir.
Mon futur n’est plus que le reflet d’un ciel nuageux
Mes souvenirs ne sont plus que des dessins fâcheux
Des mémoires, des histoires sentimentales
Où le bien est constamment culbuté par le mal.
Même si je suis un pauvre modeste poète
Je mène une vie honnête et chouette
J’essaie de mettre fin à ces tempêtes,
De mes derniers jours je ferai des fêtes.
Ami , oublie qui tu es et qui je suis
Grâce à la poésie et l’amour qui nous unis
Nous créons une vie plaisante et sans tristesse
Garnie d’affection, d’amitié et de tendresse.

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le 07 09 05 à 09:46 (HE)